(Haïti) Jean-Claude Duvalier, le briseur de rosée est mort.

(Haïti) Jean-Claude Duvalier (le briseur de Rosée) est mort.  

« ls venaient avant l’aube, au moment où la rosée se dépose sur les feuilles, et ils vous emmenaient.  » En Haïti, les  » briseurs de rosée « , ce sont les tontons macoutes, des tortionnaires à la solde des Duvalier…Ils brisent les gouttes de rosée puis ils brisent les os » » Edwidge Danticat

Il n’y a pas longtemps, je lisais le roman “Briseur de Rosée” d’Edwige Danticat. Sans le vouloir, j’ai passé plusieurs jours à revivre, dans mes heures perdues, les moments forts de cette dictature que je n’ai pas connue heureusement. Ce matin, Je suis venu remettre à la bibliothèque un autre recueil de nouvelles édité par Edwige Danticat où des auteurs mentionnent aussi cette dictature sanguinaire et soudainement quelqu’un a dit : « Jean-Claude Duvalier est mort…». J’ai pris le temps de finir le texte que j’écrivais dans le cadre de mon travail car ce genre de personnalités publiques ne mérite pas que je laisse mon travail pour exprimer ce que je ressens à l’annonce de leur mort. Non ! Jamais on ne devrait saluer leur mémoire ! Pourquoi pleurer celui qui a fait pleurer toute une nation ?Enfin pas toute la nation car je vois tant de gens affectés par la nouvelle de sa mort.

Le peuple haïtien a la mémoire courte. Jean-Claude Duvalier, fils de François Duvalier a hérité le pouvoir de son père et a massacré avec l’aide de sa milice ceux qui s’opposaient à ses caprices de dictateur. Il a dirigé la pire dictature qu’ait connue le pays, l’une des pires dictatures de l’histoire de l’humanité. Ils sont nombreux ceux qui ont bénéficié de la dictature. Ils sont nombreux les jeunes qui aimeraient bien faire partie d’une dictature pareille. Il suffit de les écouter énumérer les bienfaits de l’ancienne dictature ou de défendre l’ancien dictateur. Je suis de ceux qui pleureront aujourd’hui pour remercier la nature d’avoir fait justice là ou les hommes ne voyaient que leurs intérêts mesquins. Je vais peut être pleurer le jour de ses funérailles à la mémoire de tous ceux qui sont morts sans pouvoir voir leur bourreau laisser derrière lui toute la richesse qu’il avait accumulé (Clin d’œil aux banquiers suisses qui doivent fêter en ce moment).

Il fait beau aujourd’hui. Je vais emprunter un autre livre d’Edwige Danticat. Si elle y parle de la dictature, je me sentirai mieux cette fois. Je n’aime pas la vengeance mais je peux voir sourire les âmes innocentes de là où ils sont. Je vais boire une bière et déclarer haut et fort qu’il est mort le briseur de rosée. Ses victimes reposent enfin en paix.

Emma

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